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Restaurer les sols avec des arbres en tirant parti des mécanismes du marché du carbone

L’Union des groupements pour la commercialisation des produits agricoles de la Boucle du Mouhoun (UGPCA/BM) et l’entreprise Zanbal ont noué un partenariat pour inciter les producteurs et les productrices à planter des Faidherbia Albida dans leurs champs.

promoPicLge67Du fait de l’augmentation des surfaces cultivées, de la densité de population en constante augmentation et de la forte pression pastorale, le renouvellement de la fertilité des sols est de plus en plus compromis dans la région de la Boucle du Mouhoun au Burkina Faso.

C’est dans cette optique que l’UGCPA/BM a élaboré en 2011 sa politique agro-environnementale, un document qui fixe ses priorités et ses méthodes en matière d’accompagnement de ses membres à adopter des techniques agricoles durables qui permettent à la fois d’améliorer la fertilité des sols et d’accroître la production.

Un des actions menées dans le cadre de cette politique, est le développement et la diffusion de l’utilisation du Faidherbia Albida auprès des agriculteurs et des agricultrices. En 2013, dans le cadre du Projet Résilience climatique de la Boucle du Mouhoun (PRCBM) mis en œuvre par l’Union des producteurs agricoles du Québec Développement international (UPA-DI), l’UGCPA/BM a mis en place une pépinière de Faidherbia Albida, d’une capacité de 10 000 plantules.

En 2014, l’UGCPA/BM décide d’intégrer une valeur ajoutée supplémentaire, la valorisation de la séquestration du CO2 par les nouveaux Faidherbia, comme un argument déterminant pour développer la plantation et la croissance de Faidherbia sur les terres cultivées. L’Union s’associe dans ce but à l’entreprise sahélienne Zanbal , dont le métier est l’obtention d’une certification et la mise en marché des unités de CO2, retirées de l’atmosphère par les arbres et séquestrées dans leurs tissus végétaux. FARM prévoit la conception d’un module de formation pour appuyer les agriculteurs dans leur démarche d’intégration du Faidherbia albida dans leur exploitation agricole : conditions d’implantation de l’arbre, stades critiques de son développement, techniques d’entretien, etc.

Le Faidherbia (ou Acacia) albida est un arbre fertilisant bien connu par les agriculteurs de la région. Il est très présent dans certains villages, où les agriculteurs ne tarissent pas d’éloge sur l’énergie des plantes qui poussent sous sa couronne. Il est moins présent dans d’autres villages, plus récemment défrichés, où les agriculteurs sont moins prêts à l’utiliser en plein champ comme fertilisant.

Le Faidherbia est une usine vivante d’engrais et d’aliment pour le bétail, qui travaille en saison sèche et s’efface devant les cultures en saison des pluies !

Une parcelle sans arbres ne « travaille » qu’en saison des pluies. Une parcelle avec Faidherbia « travaille » toute l’année. Les racines du Faidherbia ont la particularité de fixer l’azote de l’air qui devient utile à sa croissance. Si un Faidherbia est planté tous les 14 mètres par exemple, c’est à dire 50 par hectare, ce sont 500 kg d’aliments pour le bétail et 125 kg d’azote, 12 kg de phosphore et 60 kg de potassium qui sont « livrées » au sol par la chute des feuilles en début de saison des pluies. Cet arbre a effectivement la particularité unique de perdre ses feuilles au début de la saison des pluies, ce qui permet en plus de maximiser le rayonnement solaire sur les plantes. Il n’y a pas d’autres régions au monde où un arbre perd ses feuilles quand arrive la saison de culture. Au Mali, les bambaras l’ont appelé Ala soso jirinin, l’arbre qui contredit Dieu. Comment imaginer s’en priver ?

La parcelle sous Faidherbia, a aussi un sol plus vivant, plus riche en matière organique, qui laisse mieux s’infiltrer l’eau et la retient davantage, qui réduit la brûlure du sol sur les jeunes semis. C’est une parcelle qui vit et progresse, qui est tenu ! Une parcelle avec suffisamment de Faidherbia n’a pas besoin de jachère : la fertilité est maintenue et améliorée par la vie de l’arbre. C’est vrai qu’il constitue un obstacle pour les travaux agricoles et qu’il constitue un perchoir pour les oiseaux. Il faut en tenir compte. Mais ces désavantages sont très faibles par rapport à la contribution de Faidherbia à la vie de la parcelle et de la famille. Le rendement sous l’arbre est deux fois plus élevé que hors de l’arbre pour les parcelles de mil, sorgho et maïs peu fertilisées. L’effet est moins spectaculaire mais positif sur des parcelles de coton bien fertilisées.

Pour cette première campagne, ce sont 3000 arbres que l’entreprise Zanbal a décidé de contractualiser. La valeur ajoutée pour l’agriculteur est fixée à 1 €/arbre/an pendant 20 ans (20 €/arbre au total). Pour un hectare recevant 100 nouveaux faidherbias par exemple (1 arbre tous les 10 mètres), ce sont 100 €/ha/an supplémentaires pendant 20 ans.

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